Épaisse et peu chaleureuse, l'atmosphère de la rue où je marchais de ma démarche désinvolte me semble être idéal ce soir. Les lampadaires étaient encore allumés mais ils ne tardaient jamais. Cette nuit de juillet était sombre et lourde, comme toute les autres depuis quelques semaines. J'aurais dû le prendre à deux mains et me manifester bien avant car il sera bientot trop tard.... une fleur ne garde pas ses pétales éternellement... Je le sens, je le ressent, je le pressent, je l'ai finalement ! Non. Il me file encore entre les doigts.
Ma veste est déjà toute trempée par cette satané pluie, mes souliers sont maintenant des éponges gonflées à bloc . C'est embêtant... mais bon, j'ai enfin réussi à l'apprivoiser. Il s'enfuit mais il ne s'aura me résister bien longtemps. Même après toute ses années il ne se laisse pas dompter. Mes lunettes sont pleines de goutelettes mais, encore plus pire, je n'est aucune idée où ce petit espiègle a pu aller. Depuis toujours il me fait faux bond et se défile à la dernière minute, me laissant penaud dans les moments critiques...
Quoiqu'il en soit, ma petite escapade nocturne ne sera pas vaine. Je crois enfin l'avoir retrouvé.
Arrivé devant le vieil édifice pharmaceutique , je fus accueilli par un étrange spectacle.
Ce petit froussard me regarda avec un air de dédain si méprisable que j'ai failli l'étripper pour de bon. Tout en me regardant vicieusement, il tenait fermement une robe rouge écarlate et la renifla.... Que fait-il en pleine nuit avec cette foutu robe ?! C'est un message qu'il me lance ?!
Il prit fuite par le petit sentier de fougères mortes qui longeait l'édifice qui fus à mon avis, une ancienne pharmacie qui n'a pas très bien marché. Les débris de la défunte pharmacie jonchait encore le sol, s'entremêlant avec la poussière et la saleté. Je couru à en perdre mon souffle mais il ne se laissait pas rattraper. Je perdis de vu le traître qui avança nerveusement en me lançant de furtif regard. à ce rythme, je ne pourrais pas le suivre très longtemps. Arrivé derrière la batîsse, les néons des lampadaires de l'autre côté de la rue mirent un peu de lumière dans cette funeste poursuite qui commençait à devenir éreintante, malgré mon jeune âge.
Cela aurais dû se passé il y a longtemps.
Un an, six mois, trois semaines, deux jours, neuf heures et trente-quatre minutes. C'était le crépuscule. les étoiles commença à apparaître. Une douce odeur de fraîche fin de soirée dansait dans l'air. Le soleil donnait son dernier éclat et déposait les armes devant la lune qui brillait de toute sa splendeur. Je l'aperçu, j'étais près à entrain en scène, armé du traître. Elle était là, si belle, assis sur l'herbe, en haut de la petite colline. Je ne peux m'empêcher de vous la décrire car garder tout cela pour moi me rendrais fou. Enfin, plus fou que je ne le suis déjà.
Elle a toujours eu un regard et une certaine profondeur qui je n'ai jamais pu expliquer. Un regard que lorsqu'il vous est destiné, vous vous sentez envahi par une chaleur bienfaisante mais certes, étrange. Cette sensation qui fais de vous un être à part car vous êtes l'heureux destinataire du plus merveilleux des regards qui eu foulé cette planète. Rien ne vous semble plus important que de rendre votre naïade la plus heureuse possible. Non un devoir, ou même une obligation, mais plus un désir constant qui ne se satisfait jamais car vous ne vous sentez pas à la hauteur de la beauté avec qui vous partager l'air et l'espace
Elle semblait regarder les nuages, cachant les étoiles pourtant si brillantes. Où peut-être regardait-elle les étoiles ? Je n'aurais su le dire, parce que au moment où je l'ai abordé, ce fourbe me laissait encore une fois livré à moi-même. Devant cette personne qui représentait tant à mes yeux. Cette unique et sincère naïade dont je me suis éprise dès la premiere rencontre, dès le premier regard, ignorait tout.... en faite peut-être avait-elle un soupçon ? Je n'avait certes, pas le temps d'y réfléchir car lors de ma fuite de mon supposé bras droit, je fuis. Fuis très loin, sans un regard en arrière. mon coeur et mon pouls étaient à leur paroxysme.
seulement une belle illusion...
Finalement, ce fourbe n'eu plus d'issu pour s'enfuir. Je le retrouva assis devant une vieille remise, caché par l'ombre du vieux commerce pharmaceutique. Il renifla la robe, il m'a sembla un instant qu'il connaissait bien cette odeur. Absurde.
- Viens avec moi, criais-je.
- Pouquoi ?! pourquoi ferais-je ça ? me rétorqua-t-il, avec une fine pointe de sarcasme à peine perceptible. Pouquoi resterais-je avec quelqu'un qui crains de se dévoiler et de montrer ses émotions ? Ses belles déclarations que tu écris sur papier viennent-elles du même coeur que celui que j'ai vu à l'oeuvre ?
Il avait raison. Celui-ci fis la moue et se renfrogna. Ses paroles se répercutèrent en écho dans ma tête. Plus elle se répètaient, plus elle s'amplifiaient pour devenir insupportable. J'eu le goût d'hurler, de pleurer. C'est pour cela que je commença en avoir assez de lui. Peut-être m'ait-il indispensable, mais cette fois, j'en eu marre. J'enterre l'idée de me retrouvé seul devant elle au plus profond de mon coeur.
je n'ai plus le choix.