Si j'étais la pluie, qui relie le ciel et la terre, à qui jamais ne se mêlera, pourrais-je relier deux coeurs ensemble ? - Orihime Inoue
Je crois que nous nous comprenons enfin. Longtemps je t'ai pourchassé mais en faite, tu étais en moi depuis le début. Je te refoulais parce que j'avais peur de lui dire. De lui avouer qu'en réalité, sa beauté intarissable me tourmentais et me tourmente toujours chaque minute de ma vie. Cela me fais toujours mal de penser que j'aurais pu l'étreindre dans mes bras et la réchauffer d'affection. Mais maintenant que j'eu repris confiance en moi, que j'eu retrouver le courage, enfin je pourrais peut-être dire à la femme que j'aime, que tel le ciel a besoin des étoiles pour briller, ma naïade me fait briller de milles éclats.
- Arrête de rêvasser et passe à l'action ! ricana-t-il.
Il recommença ses railleries.
- N'est-il pas trop tard pour tout lui dire ? demandai-je.
- Certainement pas ! Tant que sa se consume, tu peux t'ouvrir à elle. Et arrête de te lamenter sur ton sort.. Je sens la tendresse que tu ressens pour elle, alors arrête de faire ta poule mouillée et laisse ton appréhension de côté et allons ensemble la chercher !
- Je comprends maintenant, merci. répondai-je
- Remercie toi toi-même. lâcha-t-il avec une pointe d'ironie.
Je mis la robe écarlate dans le sac à dos que j'avais apporté et je quitta l'arrière cour de la vieille pharmacie. Il était très tard à présent. Le mur de nuages cachait la voûte céleste et cela rendait la nuit sombre et peu chaleureuse. Il avait cessé de pleuvoir quelques minutes auparavant et une douce atmosphère de fraîcheur se répandait délicatement. Je quitta le coin de rue abandonné, là où la rangée de vieils édifices s'aligna. Je me rendit là où mes souvenirs s'étaient éparpillés. Le paroxysme de mon existence allait vraiment se produire. Le petit parc pour enfant commençait à se dessiner devant moi, la légère brume s'estompait peu à peu. J'entra dans le parc avec une certaine appréhension, mais confiant en ma personne.
Je fis le tour du parc en observant les oiseaux qui s'étaient déjà réveiller avant l'aube. Celle-ci avait déjà commencé le compte à rebours du matin. La douce et fragile brise matinale venait se briser contre mes joues encore frigorifiées par cette nuit éreintante. Les maisons autour de moi commença à se dessiner à mesure que l'obscurité se dissipaît. Je mis mon âme à nue une fois pour toute, et je fis le meilleur pour moi-même.
Une fleur qui ne fânera jamais
J'ouvris la porte lentement, laissant entré la fraîcheur d'une soirée envoûtante. Elle était là, devant ma porte, me regardant d'un regard incrédule mêlé de timidité. Ses joues étaient rose vifs et ses yeux brûlant de quelque chose d'indéfinissable. Elle me dit :
- ohh... bonjour ? est-ce toi qui s'est enfui tout à l'heure ? Parce que tu as fait tomber cela. Elle me tendit mon sac à dos. Je pu voir ses mains frêles mais gracieuses agir avec légèreté.
- euh oui.. merci... répondis-je.
- eh bien sa fais longtemps que je n'étais pas venu ici, chez toi. Pourquoi nous ne nous voyons plus ?
- euh.. je ne sais pas.. nous avions chacun notre monde et nous étions si différents... malgré tout je regrette de t'avoir perdu, car je t'aimais beaucoup..
À ce moment elle rougit et ajoutait :
- Tu ne m'a pas vraiment perdu.. car je suis ici et même si nous ne nous voyons plus, je n'ai pas arrêter de penser à tout cela.
- Je.. moi non plus. Est-il trop tard pour..
- Attends ! Ça ne dérange pas si j'ai utiliser ton sac à dos ? Parce que je reviens d'une soirée spécial du travail de mon père, très ennuyeuse en passant et je n'aime pas ce genre d'accoutrement, alors je me suis changer et j'ai mis ma robe dedans, pour ne pas l'abîmée.
J'ouvris mon sac à dos et je découvris la robe écarlate. soyeuse et flamboyante. Juste le fait de l'imaginer dans cette robe me rendait tout chose... Elle était si belle ma naïade, qu'à chaque seconde je résistais contre moi-même pour ne pas l'étreindre d'amour.
- Oh ce n'est pas grave, lui dis-je en lui rendant sa robe. Elle est très belle ta robe, mais pourquoi n'aimes tu pas mettre ce genre de vêtement ?
- ohh.. ce n'est pas vraiment mon genre de porter cela, j'aime être simple, et puis je laisse la chance à ceux qui aime ça !
- Veux tu entrer ? il fait froid dehors, répliquai-je.
- Oui, volontier ! me dit-elle en souriant. Nous pourrons peut-être reprendre le temps perdu.
C'est à ce moment que le traître m'abandonna pour la première fois.
Je perdis courage.
Cela ne rend jamais les chose plus simple...
Je gisait déjà bien trop longtemps dans l'herbe fraîche du parc. tout devenait si lourd, si désagréable, si flou. J'étais tout de même content d'avoir compris. M'avouer que j'étais amoureux d'une femme si belle et si gentille, et que cela était réciproque, même si elle ne le savait pas que j'étais au courant. Ma flamme ne s'est jamais éteinte, seulement elle était recouverte d'un voile sombre. Ma respiration se faisait de plus en plus lente. Le sang se refroissait dans mes veines, mes membres s'engourdissait à un tel point qu'après plusieurs minutes, je sentais à peine mes lèvres.
Une chance que je ne suis pas un poète, car j'aurais probablement imaginé ma mort plus romantique, avec un ciel azuré ou par une pleine lune étincelante parsemée d'étoiles plus brillantes les unes que les autres.
- Ne fais pas ta mauviette ! me dit mon courage. N'as tu pas eu tout ce que tu voulais ? Cela est une histoire qui fini bien crois moi ! Et puis tout cela n'est pas fini, tu as encore beaucoup à accomplir.
- n'en rajoute pas s'il te plaît, laisse moi.
- Comme tu veux mais on se retrouve de l'autre côté !
L'aube redevint ténèbres, et malgré tout je voyait clair plus que jamais. Mon corps devenait léger comme un courant d'air.. je n'avait plus vraiment de corps, mon esprit l'imaginait encore. C'étais agréable...
- À plus tard mon vieil ami. dis-je finalement.
- Au revoir. me répondit mon courage.